Peu après la frontière:

Un peu plus loin, après Visegrad, la route passe dans une longue série de tunnels pour franchir ces gorges aux parois abruptes:

Sarajevo est situé dans une cuvette au sein de colinnes boisées, au milieu coule une rivière; c'est -à nouveau- une très belle ville.

La variété architecturale est impressionnante et doit beaucoup à son exceptionnelle pluralité confessionnelle et ethnique: ottomans, juifs sépharades expulsés d'Espagne lors de la reconquista et accueillis par les ottomans, slaves orthodoxes, chrétiens. Ce n'est pas étonnant que des fachos de tout bord se soient battus pour ce symbole.
Mausolée (?) islamique:

Mosquée Gazi Husrev Bey; dans la cour un kiosque pour les ablutions:

Cathédrale catholique:

Eglise orthodoxe:

Synagogue:

Centre culturel, criblé d'impacts de balles, ça me rappelle une citation de Goebbels (ou de Baldur von Shirach, Hanns Johst ou Goering selon les sources!): "Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver":

Je prefère personnellement la version de Francis Blanche: "quand j'entends le mot revolver, je sors ma culture".
Brasserie (influence austro-hongroise):

L'histoire de la ville est également tout à fait exceptionnelle, ville olympique, lieu de l'évènement déclencheur de la première guerre mondiale, l'assassinat de l'archiduc d'Autriche, Franz Ferdinand, et de sa femme (enceinte) en 1914:
Pont Latin et lieu de l'assassinat (au bout du pont à gauche, devant le musée consacré à cet évènement):

l'arme du crime:

et beaucoup plus récemment, évènement marquant et peu glorieux de la fin du XXème siècle, le siège de la ville (1991-1994):
... sans commentaires ...



Faut-il rappeller l'attentisme lâche et coupable de certains responsables politiques, dont un certain François Mitterand, à l'époque?
La paix, le multiculturalisme et la tolérance sont revenus sur la ville qui, parait-il, est encore plus belle qu'avant.
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