
Attention aux bêtes sauvages dans le maquis:

A Sibenik se trouve une cathédrale, Saint Jacques, inscrite au patrimoine de l'Unesco.
Je m'arrête dans un petit port, Bibinje, pour le déjeuner. J'y rencontre une bande de liégois à l'excellent esprit motard. Ces potes ont retrouvé les motos de leur jeunesse pour se faire Liège-Split et retour: Vespas, Honda 125 XLS, Suzuki 250 GT et męme un Honda 50 4-temps qu'il faut pousser dans les cotes! Courageux les gars, de longues journées à ramer; mon voyage à coté c'est du beurre! Ils ont du embobiner quelques flics pour passer des tunnels dans les Alpes interdits au cyclos.
La route cotière après Zadar est peu fréquentée, surtout par des camions et des bus d'ailleurs, et cela se comprend car elle devient très tortueuse. On m'expliquera que les accidents de moto y sont fréquents à cause du goudron à l'adhérence moyenne et de la fatigue qui s'accumule de part la chaleur (il fait déjà un bon 30° en cette mi-mai) et les enchainements de virages ininterrompus. Amis motards, dans ces circonstances, il faut boire beaucoup ... d'eau.
Je m'arrête dans un petit port isolé et très tranquille, Karlobag. Là et à d'autres occasions en Croatie, je me régalerai de poisson (dorade) et calamar de 1ère qualité, très frais, parfaitement cuits et excellents, pas donnés mais encore raisonnable.

De jolies plantes poussent sur les murs.
La route est plus facile après Karlobag mais le trafic redevient plus important à partir de Senj. Je croise de nombreux groupes de motards qui descendent vers le soleil. Le paysage est magnifique avec vue sur les chapelets d'îles et ilots caractéristiques de la côte croate.
Senj se signale par un chouette château.
Après Rijeka, je choisi de couper à travers l'Istrie, vers l'ouest, plutôt que de suivre la route principale vers la Slovénie. C'est une verte région de colinnes calcaires boisées et de vallées cultivées. Les villages sont peu nombreux et les routes tranquilles.
Je visiterai au passage Motovun, un village perché sur une colinne, sur le site d'un ancien oppidum romain.
Peu après je passe la frontière avec la Slovénie. Le contrôle est très symbolique, cotés Croate et Slovène, je montre la couverture de mon passeport et les douaniers font négligemment un signe de la main pour dire de passer.
Je m'arrête à Koper, un port sur la très petite bande côtière Slovène, coincée entre Croatie et Italie. L'accueil y est souriant et je retrouve la communauté européenne et la monnaie unique, qui simplifie clairement la vie du voyageur.
Salut l'aventurier !
RépondreSupprimerCelà faisait quelques jours sans un coup d'oeil sur ton carnet de voyage, je me demandais où tu étais !
Ca fait du bien de te lire mon gars, et je me délecte avec tes images...
Ici tout le monde est ok ; on reçoit ce soir Bruno et Magalie, on aura une pensée pour ta bouille !
C'est que tu commences à nous manquer...
Ciao l'ami
Thierry