mardi 31 mars 2009

Dogubayazit


Malgré la difficulté pour avoir des informations claires sur la possibilité de passer la frontière à Kapikoy, à 100 km plein est de Van, je tente ma chance. Heureusement la route est correcte et j'atteins facilement la frontière à travers des paysages désolés d'altitude.



Ce poste frontière est le lieu de passage du train entre Van et Tabriz, Iran. Il faut attendre le train, prévu vers midi, pour voir s'ouvrir le poste frontière. Je suis assez perplexe car il n'y a aucune voiture, seulement des camions turcs vides.
Une heure avant arrive un policier des frontières turc sympathique et qui parle anglais, l'occasion d'avoir enfin des informations fiables. D'après lui la route est fermée à la frontière et les marchandises sont transférées des camions iraniens aux camions turcs. La seule possibilité de passer serait de charger la moto dans le train et de la décharger dans la première gare iranienne. Un motard anglais l'a fait il y a quelques mois. Seulement le train qui passe dans le bon sens est à 2 ou 3 heures du matin. Il y a un autre problème, cette fois rédhibitoire, la douane turc ne dispose ni d'ordinateur, ni de téléphone pour valider la sortie du territoire de la moto, ce qui me causerait de gros soucis à mon retour en Turquie. J'aurais approché l'Iran à 2,5 m mais je dois rebrousser chemin.

Je ne regretterai pas le détour pour rejoindre le poste frontière de Gürbulak, environ 200 km plus au nord. La route, assez bonne, longe la rive est du lac, encadré de montagnes enneigées. Puis elle le quitte pour escalader une chaîne de montagnes de 3000-3600 m.



La route culmine au col de Tendürek à 2644 m. L'Iran est de l'autre coté de la crête est. Il fait froid mais, bien équipé, c'est tout à fait supportable.



Pour ceux qui se demanderaient à quoi ressemble ma tronche de motard heureux:


Le panorama vers le nord est kolossal, avec vue sur le mont Ararat, 5137 m, ça ne rigole pas.



La descente est rapide et je fais escale à Dogubayazit, un bled poussiéreux et peu attrayant (comme l'hotel où je m'arrête d'ailleurs) à une trentaine de km avant la frontière.

Demain, je passe en Iran, ce qui ne devrait pas poser de problème, sauf le fait que c'est un jour férié (anniversaire de la République Islamique), suivi d'un week-end; et oui, le w.e. est les jeudi et vendredi en Iran. Je projette de rejoindre directement Tabriz, la grande ville du nord, où j'ai plus de chance de survivre ces 3 jours pendant lesquels la grande majorité des commerces sera fermée.

visite Van

La ville moderne de Van est à 5 km de la rive du lac. Avant de me rendre à l'ancienne ville, elle sur la rive, je vais faire nettoyer la moto, yikama!


La vieille ville antique, en ruine, est dominée par une forteresse de laquelle on a une vue imprenable sur Van.



Le soleil se couche sur le lac et les sommets sur la rive ouest, à une centaine de km.

lundi 30 mars 2009

Van

Les routes empirent quelque peu à mesure que l'on s'approche de la montagne. Le paysage de prairies valonnées laisse la place à partir de Silvan à un piémont rocheux calcaire que l'on suit jusqu'à Baykan. La brume dans la plaine laisse enfin place au soleil, ce qui limitera le refroidissement dû à la prise d'altitude.
Peu après Silvan se trouve un des nombreux barrages du centre-est de la Turquie, éléments du projet GAP qui vise à développer l'agriculture irriguée dans ces régions arides ... au dépend éventuel des pays située en aval des cours d'eau, dont les principaux sont le Tigre et l'Euphrate.
A coté de cette ouvrage moderne, un élégant pont ancien.



La montagne se rapproche enfin. J'avais anticipé ce passage comme la difficulté principale de ce voyage. J'ai attentivement suivi les prévisions météo ces jours derniers et synchronisé mon avancée pour y arriver à une période favorable.



Dès que la route commence à grimper, le revêtement, déjà parsemé de trous et de bosses, se détériore franchement pour laisser la place sur de longs tronçons en travaux à de la piste caillouteuse et localement boueuse ... ça me rappelle l'Albanie.
Le paysage est égayé par de nombreux postes et campements militaires soigneusement fortifiés et on croise ça et là un véhicule blindé léger ou un tank. Des soldats casqués, avec gilets pare-balle et fusils d'assaut en bandoulière me salueront au passage.

Ma seule frayeur de la journée sera pourtant provoquée par l'attaque soudaine d'un #ÜĞ!IŞÇ%Ö de gros chien. Adolescent, je me suis fait mordre par le berger allemand du député local alors que je passai en mobylette. Je ralenti pour éviter un choc et une chute et je remets gazzzz aussitôt pour le semer. Ce sera assez chaud de rouler à 50-60 km/h avec le CB sur 500 m de piste avec le molosse aux trousses, jusqu'à ce qu'il s'essoufle ou se lasse; fort heureusement, pas de gros trous sur ma trajectoire! Il faut dire que, parfois, rouler vite limite l'effet des irrégularités de la route sur les suspensions; mais c'est un peu jouer à la roulette russe ...



L'ascension se termine à Bitlis (1550 m) dans un paysage totalement enneigé. La température reste raisonnable en ce milieu d'après-midi, 2 ou 3 °C.



La route jusqu'à Tatvan est excellente et rectiligne et on arrive rapidement au bord du lac de Van, à 1646 m d'altitude. Le lac, immense, est entouré de sommets enneigés, certains dépassant les 4000 m. Le cratère du volcan éteint du Nemrut Dagi domine la ville.

Pour rejoindre Van à partir de Tatvan, l'itinéraire normal consiste à passer au sud du lac en empruntant un col à 2234 m, perspective un peu inquiétante au vu de l'enneigement déjà non négligeable au bord du lac et de la certitude d'y rencontrer des températures négatives. Informé de l'existence d'un ferry entre Tatvan et Van qui assure la liaison ferroviaire entre ces deux villes (le train est séparé en tronçons qui prennent place dans le ferry), mais sans connaître ses horaires, je tente ma chance et rejoint le port. Un ferry est à quai, un train de marchandise déjà à l'intérieur. Il est 16 h et j'ai beaucoup de chance car le ferry partira à 16h30. Le CB sera rapidement chargé à bord et le trajet me coûtera 2,20 €., la bonne affaire et les soucis en moins!



Quatre passagers sont à bord, l'équipage du train et moi. L'équipage est accueillant et je sollicite une visite du poste de commandement, ce qui m'est accordé, et salue le capitaine.
En avant toute!



La vue sur le lac et ses rives en cette fin de journée est magnifique.



Des sommets de 3500 m ponctuent la rive sud.



Dans le bateau, la télé débite non-stop les résultats des élections. La traversée durera 5 heures pour parcourir 90 km, ce qui donne une idée de l'étendue du lac.

Après quelques km pour rallier le centre-ville je tombe dans une manifestation de liesse populaire très bruyante et agitée mais bon enfant; le parti local pro-kurde, le CDP, a largement remporté les élections locales. J'arrive à me frayer un chemin jusqu'à l'hôtel Paris ***, décor tour Eiffel. Deux policiers veillent dans le lobby. Comme je viens de France, je tente de négocier et le réceptioniste, me faisant signe que français et kurdes sont amis, me baisse le prix de la chambre de 15,5 à 13 €.
Prudemment ... je vais faire un tour en ville profiter de l'évênement. La joie est intense, les voitures défilent en klaxonnant, les gens font le V de la victoire, crient des slogans, agitent des drapeaux du parti, arborent le keffié. Trois jeunes m'interceptent, me font goûter quelque spécialité locale, je leur tends ma flasque de mirabelle, déjà bien entamée. Elle sera vite avalée. Moi qui devais la terminer avant de passer la frontière iranienne, qui n'est plus qu'à 100 km, voila qui est fait de belle manière.
Ce fut une journée intense.

samedi 28 mars 2009

Diyarbakir

La route de Sanliurfa a Diyarbakir se deroule dans un paysage austere, volcanique, caillouteux et assez desertique. Le goudron est correct, sauf lors de la traversee du bourg de Hilvan, ou il est repeint au mazout. De grandes flaques noires et nauseabondes pres de la station service situee a la sortie de la ville en sont a l'origine. Je traverserai la ville au pas sur le bas-cote, de peur de pourrir mes pneus, ma moto et de chuter au premier freinage.


Diyarbakir est la plus grande ville Kurde ... tous pays confondus. Je ne m'etendrai pas specialement sur le sujet mais, comme chacun sait, il y a un probleme kurde en Turquie. La peripherie est assez hideuse et betonnee; on voit qu'elle draine la population des campagnes pauvres des environs malgre une activite economique faible. La vieille ville est assez remarquable avec les 5,5 km de remparts qui en font le tour, comme Carcassonne.



Le premier contact avec la ville est peu aise. Le basalte, roche sombre, utilise pour les constructions, le brouillard qui tombe, la pauvrete bien presente creent une ambiance un peu sinistre.
Mon sejour dans la ville se prolongeant dans l'attente d'une amelioration des conditions meteorologiques avant d'aborder la montagne -il pleut de la neige fondue ce samedi- je visite la ville plus en detail. Ce sera l'occasion de revenir sur ma premiere impression mitigee et je passerai une journee tres agreable de visites et rencontres.
On y trouve ce beau caravenserail dont l'architecture melange roche sombre et claire. Il est occupe par de nombreux cafes chaleureux et confortables, coussins, tapis.

Le bazaar, s'il est moins seduisant de prime abord que celui de Sanliurfa, n'en est pas moins interessant.
Le quartier des bijoutiers regorge d'or, compter dans les 10.000 € pour la parure de la marriee.


On y trouve des ateliers artisanaux comme ce forgeron fabriquant des faucilles chez qui je passerai un long moment, fascine par cet art du feu et du fer.


C'est l'heure de la priere a la mosquee d'Ulu, la principale de la ville. La court s'emplit de monde sous la surveillance de policiers en uniforme et en civil. Un vendeur de chewing gum se ferra gentiment expulser, pas de marchand du temple chez les musulmans non plus.


Le corridor pour les ablutions avec ses tabourets en basalte.


De delicieuses calligraphies et sculptures a meme les murs en basalte:


De petites ruelles tortueuses caracterisent les quartiers d'habitation. Les murs sombres sont souvent peints et les nombreux enfants qui jouent rajoutent une touche de gaite bienvenue.

Depuis mon arrivee en Turquie je suis accompagne par une campagne electorale pour les elections municipales. L'ambiance est tres bruyante mais sans tensions notables a ce que j'ai pu en ressentir. La tele ne cesse de parler de cet accident d'helicoptere ou le chef d'un parti nationaliste a tres probablement trouve la mort; le lieu du crash a ete retrouve par des villageois apres 2 jours de recherches, sans survivant.
Hier soir, je m'arrete dans un debit de boisson ou se trouvent deja 3 personnes pour boire une biere. Entre un homme en costume elegant que je reconnais aussitot car il y a une affiche electorale sur un mur avec sa photo; il est meme affuble de la meme cravate! Je passerai une petite heure au milieu de cette micro-reunion impromptue du "Parti républicain du peuple", avec raki et amuses-gueules!
Defile de militants du DTP (Parti pour une Société Démocratique), le parti Kurde local et majoritaire, en R12 et a cheval:

vendredi 27 mars 2009

balade a Salinurfa

Salinurfa est une ville historique située sur la route de la soie, ville importante pour plusieurs religions car Abraham y serait né, dans une grotte, et y serait également mort, précipité dans un feu du haut d'une falaise. De nombreux pélerins, dont beaucoup d'arabes, la visite.




L'ambiance y est très orientale, que ce soit par ses habitants et visiteurs au style vestimentaire souvent traditionnel, par son bazaar aux rues étroites et tortueuses, qui n'est pas qu'une suite de commerce mais renferme aussi de nombreux ateliers de fabrication, forgerons, cordonniers, ..., et par ses bâtiments anciens, auberges, fontaines sculptées, mosquées et madrasas (écoles coraniques).

La population est remarquablement accueillante. Les gens m'abordent souvent pour échanger quelques mots et généralement s'enquérir d'où je viens. M'étant égaré, je demande ma route à une première personne en lui montrant le plan de la ville. Certainement illettrée, car tenant la carte à l'envers, embarassée de ne pouvoir m'aider, elle m'offre un bonbon. Je m'adresse alors à une station service; un jeune homme m'offre de monter dans sa voiture et me ramène alors directement à l'hotel. Il est difficile de passer plus de 10 minutes quelque part sans se voir offrir un thé et on se voit obligé de refuser à la longue, car l'estomac proteste, et ce sans que quiconque en soit offusqué.



Les patisseries, de grande qualité, sont plus abondantes que les restaurants, qui servent en grande majorité des grillades, brochettes ou kébab.



Le français est amusé de trouver autant de Renault 12, taxis ou voitures privées, qui ont pratiquement disparues chez nous, ainsi que des R19 et R21, je pense fabriquées en Turquie.

mercredi 25 mars 2009

Salinurfa

Le compteur kilométrique de miss CB indiquant 24090 km ce matin, il est temps de faire la vidange.

Je pars de l'hôtel et m'arrête en ville devant un petit garage de mécanique moto sans prétention.


Je ne sais pas si j'ai eu de la chance mais le mécano s'avèrera un gars très sérieux. Il ferra venir une clé dynamométrique (de marque allemande, pas une chinoiserie), enverra son arpette chercher de la bonne huile, me montrera ses diplômes de formation Honda et Suzuki et réalisera un travail propre et appliqué. J'en profite pour mesurer la profondeur des sculptures de mes pneus; une rapide évaluation me laisse supposer qu'ils tiendront au moins jusqu'à Istanbul sur le retour.


Rassuré sur la mécanique, je me rends à Salinurfa à travers le même paysage de colinnes plus ou moins arides et parsemées çà et là de vergers d'oliviers et de pistachiers, une importante production locale.

Gaziantep

La route très viroleuse continue après Aydincik encore pendant de nombreux kilomètres jusqu'à Silifke. Au total, il faut compter sur plus de 200 km de virages d'Alanya à Silifke. Je m'arrêterai une demi-heure à cause de tirs de mines sur un chantier. La route redevient plus rectiligne et passe même à une autoroute 20 km avant Mersin. Ce sera l'occasion de faire une grosse journée de conduite, soit 480 km, qui m'amènera à Gaziantep.
La conduite sur l'autoroute nécessite autant d'attention que sur les plus petites routes, les camions n'hésitent pas à déboîter sur la file la plus à gauche, qui leur est normalement interdite, et ce assez brutalement et sans clignotants. Il faut dire qu'à part quelques contrôles de bord de route, la police est remarquablement absente sur les grands axes -on la trouve plus facilement dans les cafés- et le code de la route ainsi que les limitations de vitesse restent théoriques. La conduite se fait sur la défensive et à vue, devant ET derrière, et il ne faut pas hésiter à se déporter sur la bande d'arrêt d'urgence quand c'est nécessaire, c'est à dire quand un véhicule double en triplette, qu'il vienne de devant OU de derrière!

Après Adana, une forêt de tours de béton, vu de loin, l'autoroute prend de l'altitude, passe une petite chaîne de montagne et le paysage change radicalement, de méditerranéen à semi-aride, des colinnes sèches sans arbres avec en arrière-plan de hautes montagnes enneigées. L'arrivée à Gaziantep (altitude 843 m) se fera dans la fraîcheur.



L'ambiance citadine change également et on s'y sent beaucoup plus franchement en Orient. Les cafés et restaurants sans alcool dominent et les femmes à la tenue islamique plus nombreuses. L'ambiance reste néanmoins très tolérante, au point qu'on peut y trouver une "Erotik shop" à coté d'une mosquée.

mardi 24 mars 2009

Aydincik

La route d'Antalya à Alanya présente peu d'intérêt, une côte touristique bétonnée à la Costa del Sol, à l'exception du très beau site naturel et antique d'Aspendos, objet d'une rapide visite.


La route, toujours en bord de mer mais prenant de la hauteur, devient ensuite très tortueuse, plus étroite et au revêtement irrégulier. Le plaisir du pilotage sera limité par l'attention constante à porter aux quelques camions fous, voitures et petites motos locales qui coupent les virages en aveugle. Quelques jurons sous le casque apportent un peu de soulagement. Pendant quelques kilomètres la route longe la baie d'Anamur où se trouve un château croisé en bord de mer, une petite merveille. Le paysage est magnifique, très méditerranéen et plutôt sauvage. C'est aussi une importante région de production de ... bananes!


Quelques tanks décorent également la côte.


Je m'arrêterait le soir dans le village d'Aydincik, dans un motel qui accueille comme moi les quelques touristes stoppés dans leur élan par la tombée du jour. J'y rencontrerai un couple d'anglais très sympatiques qui voyagent pour étudier, en amateurs éclairés, les orchidés.Je ferrai également connaissance avec un couple d'iraniens qui parcoure la Turquie sur à peu près le même itinéraire que le mien mais dans l'autre sens. Ce sera l'occasion d'échanger de précieuses informations sur l'état des routes. Ils n'ont pas rencontré de neige sur les routes dans les montagnes à l'est de la Turquie, ce qui me rassure. Ces gens, raffinés et charmants, me donnent leur coordonnées au cas où j'aurai des problèmes en Iran et m'invitent à les retrouver ultérieurement à Ispahan, une introduction anticipée à la fameuse hospitalité iranienne.

lundi 23 mars 2009

Antalya

Un peu plus de 400 km parcourus ce jour de Bodrum a Antalya.
D'abord couvert, le ciel s'assombrit pour finalement delivrer de bonnes averses. Arrive a Fetiye, la route offre deux options, par la montagne, environ 200 km avec un col a 1300 m ou par la cote, 300 km. La temperature au niveau de la mer etant de 16C, le risque d'avoir de la neige est faible et je me decide pour la montagne. La route est correcte et degagee maıs je serai acompagne par de grosses averses ainsi que par des nappes de brouillard en altitude; pas de neige mais la temperature descend a 3C. Apres Korkuteli apparait un coin de bleu qui s'elargit puis envahit le ciel, c'est magique.

La descente sur Antalya est superbe, paysage de gorges, prairies sur arriere-plan de sommets enneiges.
Juste avant cette grande ville se trouve un point de vue spectaculaire frequente ce dimanche par les citadins, barbecue et farniente.

Juste au dessus, cette cascade, trop classe, un melange de Mt Rushmore et de Niagara falls.



Le vieux port d'Antalya est borde par une vieille ville en pente et aux ruelles tortueuses qui serait encore plus belle s'il n'y avait pas toutes ces boutiques a souvenir, enseignes et neons.

Antalya by night, mosquee Yivli:


samedi 21 mars 2009

Bodrum

Bodrum est une ville touristique probablement peu représentative de la Turquie. On y trouve de nombreux commerces de toutes sortes et bien achalandés. Cyber-cafés et wifi abondent. La disponibilité des marchandises et services est supérieure à ce que l'on trouve en Grèce et sont bien meilleur marché. La nourriture est bonne et variée.

Mise à part la présence des mosquées -et l'appel du muezzin- et de quelques femmes portant des foulards, la présence de l'islam est plutôt discrète. Les nombreux cafés sont fréquentés par hommes et femmes et la consommation d'alcool est libre.

Le voyageur occidental y est donc à son aise, d'autant plus que les gens sont relax, très serviables, ouverts et curieux.

La ville s'étale autour du port dont l'entrée est commandée par un fort construit par les croisés. La marina se distingue par l'abondance de magnifiques voiliers en bois de fabrication locale.

Le fort se visite et renferme un intéressant musée d'archéologie sous-marine.


Sur le port, les pêcheurs locaux vendent leurs prises qui attirent d'autres amateurs qui tentent leur chance, cette fois-là sans succès.

Demain je reprends la route vers Antalya pour abattre du kilomètre car il en reste environ 2000 à parcourir avant d'atteindre la frontière iranienne.

Kos

Apres un voyage en ferry assez long, incluant un changement a Paros, j'arrive a Kos a 3 h du matin. Je galererai une heure et quelques pour trouver un hotel, sans succes. Je me decide a chercher un coin a la sortie de la ville pour dormir a la belle etoile. C'est alors qu'une patrouille de police me tombe dessus, m'interroge et me conduit finalement a un hotel ouvert qui m'accueille; il est alors 5 heures. Je dois avoir de la chance car les grecs que j'ai rencontres ont une bien pietre opinion de leur police ...

Je visite rapidement Kos, une ville balneaire agreable.
Une vue du port:

Et le platane d'Hippocrates (speciale dedicace):


Quelques jolies mosquees donnent un avant-gout de la Turquie toute proche.

Le passage en ferry vers Bodrum en Turquie (1 heure de trajet) est une veritable arnaque! C'est deja cher pour les passagers, 28 €, mais c'est carrement du vol pour une moto. J'ai deja paye 40 € a une agence serieuse a Kos et -a la derniere minute bien sur- le gars a l'embarquement au port m'a taxe 20 € de plus (avec recu) en m'affirmant que l'agence s'etait trompee sur le tarif! Je precise que le ferry est Turc mais que la transaction se fait avec une societe grecque.

Les gars du ferry, tres sympas, m'aident a avaler la pilule ...

Les formalites d'entree en Turquie sont simplissimes et sans frais. Seulement, un probleme informatique a la douane a laisse plane un moment l'eventualite d'une immobilisation de la moto au port jusqu'au lendemain. Malgre la fin de leur periode de service, les douaniers se sont mobilises pendant plus d'une heure, nombreux appels telephoniques, aller-retour en ville pour utiliser un autre ordinateur et finalement j'ai obtenu le precieux tampon pour la moto sur le passeport.

A tres bientot pour mes premieres impressions et images de la Turquie.

mercredi 18 mars 2009

Santorin

Ferry BLUE STAR

Oia



Amerovigli


Fira


Akrotiri


La caldera


Cote nord-est