
La route, toujours en bord de mer mais prenant de la hauteur, devient ensuite très tortueuse, plus étroite et au revêtement irrégulier. Le plaisir du pilotage sera limité par l'attention constante à porter aux quelques camions fous, voitures et petites motos locales qui coupent les virages en aveugle. Quelques jurons sous le casque apportent un peu de soulagement. Pendant quelques kilomètres la route longe la baie d'Anamur où se trouve un château croisé en bord de mer, une petite merveille. Le paysage est magnifique, très méditerranéen et plutôt sauvage. C'est aussi une importante région de production de ... bananes!

Quelques tanks décorent également la côte.
Je m'arrêterait le soir dans le village d'Aydincik, dans un motel qui accueille comme moi les quelques touristes stoppés dans leur élan par la tombée du jour. J'y rencontrerai un couple d'anglais très sympatiques qui voyagent pour étudier, en amateurs éclairés, les orchidés.Je ferrai également connaissance avec un couple d'iraniens qui parcoure la Turquie sur à peu près le même itinéraire que le mien mais dans l'autre sens. Ce sera l'occasion d'échanger de précieuses informations sur l'état des routes. Ils n'ont pas rencontré de neige sur les routes dans les montagnes à l'est de la Turquie, ce qui me rassure. Ces gens, raffinés et charmants, me donnent leur coordonnées au cas où j'aurai des problèmes en Iran et m'invitent à les retrouver ultérieurement à Ispahan, une introduction anticipée à la fameuse hospitalité iranienne.
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