La conduite sur l'autoroute nécessite autant d'attention que sur les plus petites routes, les camions n'hésitent pas à déboîter sur la file la plus à gauche, qui leur est normalement interdite, et ce assez brutalement et sans clignotants. Il faut dire qu'à part quelques contrôles de bord de route, la police est remarquablement absente sur les grands axes -on la trouve plus facilement dans les cafés- et le code de la route ainsi que les limitations de vitesse restent théoriques. La conduite se fait sur la défensive et à vue, devant ET derrière, et il ne faut pas hésiter à se déporter sur la bande d'arrêt d'urgence quand c'est nécessaire, c'est à dire quand un véhicule double en triplette, qu'il vienne de devant OU de derrière!
Après Adana, une forêt de tours de béton, vu de loin, l'autoroute prend de l'altitude, passe une petite chaîne de montagne et le paysage change radicalement, de méditerranéen à semi-aride, des colinnes sèches sans arbres avec en arrière-plan de hautes montagnes enneigées. L'arrivée à Gaziantep (altitude 843 m) se fera dans la fraîcheur.

L'ambiance citadine change également et on s'y sent beaucoup plus franchement en Orient. Les cafés et restaurants sans alcool dominent et les femmes à la tenue islamique plus nombreuses. L'ambiance reste néanmoins très tolérante, au point qu'on peut y trouver une "Erotik shop" à coté d'une mosquée.
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