Caravensérail ancien au bord de la rivière:

Petite gare et petit train Adzerbaïjanais:

Du coté iranien se trouvent plusieurs vestiges médiévaux arméniens et chrétiens. Le monastère de Sant Stephanos est le plus remarquable.

Une église aurait été construite sur le site dès 60 après JC. Le monastère est en cours de rénovation. Il faut saluer à cette occasion les efforts oecuméniques du gouvernement iranien pour préserver le patrimoine du pays. L'accès aux sites et monuments est d'un coût très modique, 3000 à 5000 rials (soit 0,23 à 0,37 euros!), même parfois gratuit et le tarif est le même pour locaux et étrangers. Dire que j'ai entendu des touristes se plaindre qu'il fallait payer pour visiter des mosquées ...
Le marthyr de Saint Stéphane:

L'intérieur de la chapelle:

La route emprunte de belles gorges dans des roches sédimentaires rougeâtres.

Je serais arrêté à un fort militaire où on me demandera courtoisement mon passeport, le seul contrôle routier en un mois en Iran.
Les troupeaux non plus ne respectent pas le code de la route.

Les gorges se terminent et laissent la place en amont à un lac de barrage. Ce fut une bonne opportunité de manger du poisson et de faire une pause dans le massacre de poulets.
Après Pordasht, qui est situé en amont du lac, je retrouve la route de Maku que j'avais emprunté le 1er avril; le visa se termine et la frontière se rapproche, plus qu'une trentaine de km.
Maku est une ville sans grand intérêt autre que son site naturel, des gorges aux hautes falaises (une bonne centaine de m de haut). Je visiterai l'ancienne ville en ruine qui occupe les éboulis au pied de la falaise en surplomb.

A la base, des conglomérats très grossiers, puis plus fins, ensuite des calcaires argileux et enfin, au sommet, du calcaire compact. La strate marneuse a tendance à s'ébouler, ce qui explique le surplomb et l'abandon de l'ancienne Maku. Quelques sources associées à des zones fissurées sortent à différentes hauteurs. Un retraité et ses amis ont aménagé un petit jardin en terrasse alimenté par l'une d'entre-elles. Je serais invité à m'y reposer et à boire le thé. Quelques autres personnes se joindront à notre compagnie, dont le maire de Maku et un ingénieur de la ville. Le petit groupe s'affairera à dégager une autre source anciennement maçonnée un peu plus en aval.
Enfin, voici une meule d'exception vue à Maku, une DUGATI (sic) SKUNK2 made in Corée, 125 cc ou à peine plus, et son fier et sympathique propriétaire.

Pour les connaisseurs: pneu arrière en 140/70x17 (plus large que mon 500 CB, en 130), fourche inversée, double disque avant, ABS(!) sur le frein à disque arrière (une petite cartouche entre le raccord banjo de la durite et l'étrier, pas de capteur visible sur roue ou disque, je me demande comment ça marche et même si ça marche), démarrage à distance par télécommande, système d'alarme.
MERCI* LE PEUPLE IRANIEN POUR VOTRE ACCUEIL EXTRAORDINAIRE
*Merci se dit ... merci en farsi
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