Je fais normalement 260 à 270 km avec un plein mais je devrai passer sur la réserve après 220 km, aux portes de Téhéran, à cause de l'essence ordinaire de piètre qualité. Je quitte la voie rapide de peur de ne pouvoir trouver une station service et je m'arrête à la première personne venue pour me renseigner. Le monsieur, exploitant agricole, me pilotera d'abord avec sa voiture à une pompe d'irrigation au milieu d'un de ses champs car je lui ai demandé où trouver de la "gasoline" et il comprendra du gasoil; l'essence se dit "benzin" en Iran. Il appelera au téléphone sa nièce pour que je m'explique en anglais avec elle et m'amènera une dizaine de kilomètres plus loin en ville à une station; nouvelle illustration de la remarquable serviabilité iranienne.
Téhéran est une ville moderne, étendue, très peuplée et très agitée. La circulation et la pollution y sont encore plus terribles qu'ailleurs. Les monuments et autres attractions touristiques sont peu nombreux et modérément intéressants de mon point de vue. Les 3 jours que j'y passerai ne suffiront pas à apprécier la ville à sa juste valeur qui réside essentiellement dans les rencontres que l'on peut y faire et qui permettent de découvrir un peu plus l'âme iranienne. Je serai néanmoins généreusement invité, avec d'autres convives étrangers, à un excellent diner chez des gens tout à fait charmants, distingués et cultivés.
Je visite le musée archéologique qui contient quelques pièces intéressantes.
Ceci est un des restes d'un homme mort il y a plus de 1500 ans dans une mine de sel, un peu comme Ozzi retrouvé dans un glacier des Alpes.

Il s'y trouve aussi quelques artefacts découverts à Persépolis.

Je marcherai beaucoup en ville, surtout dans les quartiers populaires du sud.
Sur une passerelle, un monsieur dort la tête dans le journal (la presse officielle sans doute) et un jeune homme regarde une jeune femme élégante s'éloigner.

Une porte au palais Golestan.

L'entrée nord de l'immense bazar, très fréquenté.

Il y a naturellement tout un secteur consacré aux tapis mais gare au portefeuille. Voici un bel exemple de tapis persan typique d'environ 1,2 m de long.
Cher renaud, je suis fasciné par ton courage d'avoir parcouru tant de km à moto. Je vois que tu te débrouille très bien. J'ai vu sur la carte que tu passais par ma ville Amol sur le retour. Je te donne le tél d'un ami très cher qui en plus parle français, si tu as besoin, tu peux compter sur lui. Il s'appelle Abbas et son tél est 09111214135(port)ou 01212249353(maison)Bon voyage.resto Capelou(toulouse)
RépondreSupprimerCoucou le Capelou,
RépondreSupprimerJ'espere que tout va bien a Toulouse, moi je me regale dans votre magnifique et accueillant pays.
Je ne passerai pas par Amol, je suis deja presqu'en vue de la frontiere Turque. Merci beaucoup pour le contact. Je n'aurai pas vu la Caspienne. Je suis limite par l'usure de mes pneus, qui doivent tenir jusqu'a au moins Ankara, et la duree de mon visa, l'immigration iranienne est tres radin avec les francais!
A bientot pour des photos et nouvelles du pays.
Renaud