mardi 21 avril 2009

Abyaneh

J'emprunte une route assez fréquentée, surtout par des camions d'ailleurs, pour me rapprocher de Kashan et Téhéran. Le paysage est toujours désertique avec, au loin, des chaînes de montagne. Quelques oasis égayent le paysage.
Dans une ligne droite interminable, je me fais serrer par une voiture de police banalisée. Après avoir regardé mon permis, le policier sort son carnet à souche et me dit que je roule à 115 km/h pour une vitesse maximale de 110. Il range rapidement son carnet devant ma mimique mi-contrite, mi-désabusée et je reprends la route.

Je m'arrête à Aqda dans un quartier abandonné.


C'est l'heure du casse-croûte et je trouve un arbre à l'ombre accueillante.


Je visite brièvement Na'in,



avant de m'arrêter faire escale à Ardestan, un bourg sans grand intérêt.
Le lendemain, je reprends la route vers Kashan avec un détour de prévu pour Abyaneh. La route secondaire qui va vers Natanz quitte le désert pour longer le pied de la montagne.



Je ne prendrais pas de photo dans les parages de Natanz car il s'y trouve le principal complexe nucléaire iranien qui se signale par une ceinture de miradors et des batteries de DCA disséminées dans les environs.


Abyaneh est un village zoroastrien d'altitude paisible et à la belle architecture traditionnelle.



Porte à deux heurtoirs pour les deux sexes.



Un système d'irrigation élaboré récupère l'eau de la montagne pour l'amener aux champs et vergers.

Ici, sous le lit asséché de la rivière, se trouve un canal souterrain, d'un débit conséquent, qui se signale par une série de puits. Ce canal débouche un peu plus bas dans un grand bassin puis circule à l'air libre dans des canaux maçonnés.



Le village est logé dans une vallée de haute montagne parcourue par une très belle route.


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